Rencontre avec CDT Prod’, le groupe de court métrage troyens

CDT PROD est un groupe composé de dix lycéens du lycée Chrestien de Troyes, nous les avons rencontrés le lendemain du bouclage de leur premier court-métrage. Camille Bernard fondatrice du club s’occupe de la réalisation, du montage et du scénario. Elle avait déjà l’idée d’un court métrage depuis  quelques temps mais c’est en juin 2017 qu’elle se décide à parler de son projet avec l’une de ses professeures qui la met immédiatement en contact avec la direction du lycée. Dès septembre, le projet est lancé grâce à l’adhésion de l’administration et des professeurs. Monsieur Louazel, proviseur ainsi que Monsieur Spagnezi, proviseur adjoint, ont tous les deux donné leur accord et ont guidé Camille vers la Maison Des Lycéens qui a financé depuis, toutes les interventions de la Ligue de l’enseignement. Ce qui a d’ailleurs permis le prêt de matériel auprès de ces derniers.

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Camille a ensuite lancé des recrutements avec des affiches dans tout son lycée. C’est à cette occasion que Margot Ferreira rejoint le club. Envisageant de poursuivre ses études dans une fac de cinéma, elle décide de saisir cette opportunité, qui lui permet de participer à l’écriture la réalisation et le montage. Aujourd’hui avec ses dix membres, le club a trouvé son rythme de croisière. L’organisation leur a paru difficile dans un premier temps et d’après Margot le club avait beaucoup d’idées mais elles étaient pour la plupart difficilement réalisables. Malgré tout, petit à petit les choses ont évolué et chacun a trouvé sa place. Ainsi même si Anaïs Guyot est principalement actrice, elle passe parfois derrière la caméra, pour aider à la réalisation. De fil en aiguille, le projet a pris ses marques et c’est de cette façon que leur court-métrage, que les auteurs qualifient « d’ébauche », va faire l’objet d’une projection au cinéma dans le cadre du Festival du Film Court de Troyes. Dès le mois de septembre la Ligue avait proposé aux lycéens de s’inscrire au festival avec pour échéance le mois de mars. D’une durée d’une dizaine de minutes, le film raconte l’histoire d’une jeune fille qui est contrainte de rester enfermée chez elle parce que son père est devenu surprotecteur dès le décès de sa mère, à la naissance de la petite. Le personnage que joue Anaïs y prend son indépendance au prix de quelques difficultés mais c’est ainsi qu’elle a pu apprendre de ses expériences. Camille Gamero nous parle d’influences comme Virgin Suicide ou encore Room. Comme le souligne Camille Bernard, on aurait tendance à penser que le film s’adresse aux parents. Cependant le libre arbitre des enfants est aussi mis en avant, avec ses risques, ses avantages et ses conséquences. Le dénouement du film suggère une réflexion quant à l’identité de chacun dans la famille et le rôle que doit avoir un parent dans la vie de son enfant. Les difficultés rencontrées par l’équipe ne les ont pourtant pas découragés et leur ont permis de progresser afin de surmonter la complexité technique du montage. Chacun a trouvé l’expérience enrichissante et cela a même parfois révélé chez certains des vocations. « On est parti de rien » dit Camille Bernard, « donc conclure sur ça c’est un peu magique. » Une fois l’expérience finie de ce premier court-métrage, les cinéastes se disent avoir trouvé des passions et pourquoi pas en faire un projet professionnel ! Le groupe compte bien continuer dans sa lancée !

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Madame Desmoures, professeure documentaliste et madame Gemin, professeure d’espagnol ont été des soutiens précieux dans ce projet et ont également aidé pour toute l’étape administrative, qui n’était pas forcément la priorité de l’équipe. Le club n’en est qu’à ses débuts mais Camille Bernard souhaite conserver un soutien de la part des professeurs du lycée afin de progresser pour réaliser de nouveaux projets. Leur compte instagram : @cdt_prod Camille

On est parti de rien

Par: Clothilde Dewancker & Ninon Soulié.

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