L’IMPÉRATRICE ET LEUR VOLONTÉ DE TRANSMETTRE UNE MÉLANCOLIE HEUREUSE

Composé de Charles de Boisseguin, Hagni, Tom, David et Flore, ce groupe à la fois penché sur les années disco et l’électro a su mêler ses talents pour nous faire découvrir un style de musique nouveau à travers leurs créations, nous faisant voyager jusque dans leur galaxie. Nous avons donc décidé de vous révéler leurs mystères et secrets.

 

Une anecdote sur un concert ou une représentation ?

L’impératrice : C’était à nos débuts, lors d’un concert en 2014 en Inde à l’occasion d’une tournée, nous nous étions retrouvés devant un public complètement inconnu. Ce qui est marrant c’est que les Indiens ont l’habitude d’avoir un entracte entre n’importe quel show ou représentation. A la fin de notre concert ils ne sont donc pas partis pensant que ce n’était pas terminé. Nous avons donc décidé de remonter sur scène pour rejouer mais en jouant nos musiques dans l’ordre inverse.

Sachant que votre premier album est sorti le 2 mars 2018, y aurait-il des projets pour cette année (et celle à venir) ?

Alors oui effectivement beaucoup de bonnes choses sont à venir avec par exemple notre tournée programmée un peu partout en France qui a commencé depuis la sortie de l’album, mais aussi quelques festivals en Espagne, en Italie, en Suisse, en Belgique ou en Allemagne.

Des projets ou envies de collaborations futures ?

Ce sont pour l’instant plus des envies que des projets concrets mais pourquoi pas faire quelque chose avec Roméo Elvis et/ou Angèle par la suite ou même Lomepal.

Avez-vous eu un(e) fan trop envahissant ?

Non, hormis quelques filles s’étant parfois déshabillées devant nous en concert, il n’y a jamais eu de réel excès, pas d’envahissement de la scène ni d’arrachage de t-shirt donc tout va bien !

Quels sont les groupes ou artistes que vous aimez particulièrement ?

Nous aimons tous les cinq la musique des années 70 comme on le remarque dans notre musique. Nous écoutons aussi beaucoup d’autres artistes comme Stevie Wonder ou des musiques de film comme celles d’Ennio Morricone, François De Roubaix, Vladimir Cosma et Michel Legrand qui nous inspirent énormément. Et sans oublier le rap : on a beaucoup beaucoup écouté Dr. Dre, Eminem ou des artistes français des années 90 avec NTM et Doc Gynecopar exemple.

L'IMPÉRATRICE _ Pete The Monkey _ crédit Hellena Burchard.jpg

Héléna Burch

Jouiez-vous tous d’un d’instrument musical étant jeune ?

Charles :  Personnellement je n’avais jamais réellement fait de musique avant de créer l’Impératrice en 2012 mais sinon le claviériste, le bassiste et le guitariste ont une formation musicale et ils jouent respectivement du violon, du violoncelle et même de la viole de gambe (ancêtre du violoncelle). Ayant fréquenté le conservatoire très jeunes, ils ont une éducation très rigoureuse et classique et jouent de ces instruments depuis tout petits.

Quel serait l’ingrédient principal de L’impératrice ?

En instrument nous sommes très portés sur les synthétiseurs, et les synthés des années 70/80. C’est vraiment cette texture qu’on aime et qui fait, je pense, la pâte de l’Impératrice en gardant le mélange de pleins d’autres trucs.

Comment évolue votre musique au fur à mesure des années ?

C’est vrai qu’il y avait un tournant disco qui était peut-être plus présent au départ mais au fur et à mesure on a voulu explorer plus de sonorités ou des tendances un peu plus calmes qu’on peut d’ailleurs retrouver sur l’album avec des sons plus posés et profonds, avec plus de sonorités et des sons se rapprochant de la chanson. Maintenant on a un peu laissé de côté les morceaux un peu plus “Club” sur les premiers disques qui étaient assez répétitifs et qu’on a donc préféré garder pour les concerts. Mais là on peut écouter différents sons qui dépendent des envies, du mood, de l’inspiration.

L’impératrice n’existe pas vraiment c’est plus ce qui se passe quand 6 musiciens jouent de la musique ensemble.

Avez-vous des styles de musiques étrangers que vous appréciez ?

Charles : J’ai toujours beaucoup de plaisir à écouter des musiques traditionnelles même si je n’en connais pas énormément dans ce domaine par faute de ne pas m’y être penché assez dessus, mais ça ne m’empêche pas d’aimer des musiques comme la musique orientale, les musiques traditionnelles turques ou du folk turc dans les années 60 qui sont magnifiques. Après j’apprécie beaucoup la musique disco qui est répandu dans beaucoup de pays comme l’italo-disco, la Bossa Nova brésilienne ou la musique dansante africaine.

Comment le groupe s’est-il composé ?

Charles :  Au début j’étais seul à avoir créé L’impératrice puis j’ai rencontré Hagni lorsqu’il a fallu monter le concert qui m’a, lui, présenté Tom, le batteur qui m’a ensuite présenté David, le bassiste. On avait également un ami en commun, Martin, qui était le 1er guitariste du groupe et qui est parti. Ensuite le nouveau guitariste du groupe, Achille nous a rejoint, c’était un ami d’enfance de Hagni et David. Et enfin Flore a intégré le groupe en 2015 car nous recherchions une voix et un autre moyen de nous exprimer musicalement car nous ne faisions que de l’instrumental jusqu’à son arrivée. Donc finalement nous avons créé L’impératrice comme ça, par effet domino. 

Voudriez-vous intégrer une ou plusieurs autre(s) personne(s) au groupe ?

Le fait de tourner a 6 est déjà compliqué, ça fait beaucoup de choses à gérer : il faut payer ses musiciens, un ingénieur du son, les déplacements, les chambres d’hôtel etc. Mais en effet quand nous jouons à Paris par exemple il nous arrive assez souvent de prendre 3 cuivres avec nous comme des trompettes, des saxophones, des trombones mais uniquement à Paris parce que sinon en tournée cela devient trop compliqué.

D’autres clips sont-ils à prévoir pour la suite ?

Après nos quelques clips déjà sorti comme notre dernier “Matahari”, quelques autres qui vont sortir au fur et à mesure de l’année. 

Quel est votre parfum de Glace favori ?

Vanille Fraise évidemment.

Arrivez-vous tous à vivre de votre musique et de votre groupe ?

Oui, nous sommes intermittents et nous vivons tous de notre musique.

Comment analysez-vous vos pochettes d’album « Sonate pacifique » et « Odyssée » ayant comme point commun l’espace ?

Je pense que nous essayons de créer un univers nouveau, le nôtre, et on essaye de se rapprocher de l’espace parce que c’est quelque chose qui relève beaucoup du fantasme et de l’imaginaire que ce soit dans la littérature, dans le cinéma avec Star Wars, Star Trek ou encore dans la musique en citant Space oddity de David Bowie ou tout ce courant qu’on appelait la cosmic-disco ou la space-disco avec l’arrivée des synthétiseurs. Il y a toujours beaucoup de mystère autour de ça et on a la même fascination qu’on essaye de matérialiser par des thèmes abordés comme ‘Agitations tropicales’ qui nous aident à cultiver le mystère et à s’en rapprocher de plus en plus. On peut remarquer aussi que l’océan est représenté sur la pochette de l’EP Sonate pacifique et donne une sensation de grandeur, d’échappatoire, de rêve, de lien avec les vacances qui sont aussi synonymes de liberté et pourraient nous éloigner de toutes contraintes.

mooz clementine impératrice.jpgClémentine Lejeune

D’où vient L’impératrice et qui serait cette impératrice ?

Ce terme vient du fait qu’au début je n’étais pas musicien et j’avais besoin de me cacher derrière quelque chose pour cultiver le mystère et créer un univers autour du projet. Sinon, L’impératrice n’existe pas vraiment c’est plus ce qui se passe quand 6 musiciens jouent de la musique ensemble. C’est plus une allégorie et une façon pour nous de définir notre sensibilité musicale et notre idée de l’élégance quelque part.

On essaye de se rapprocher de l’espace parce que c’est quelque chose qui relève beaucoup du fantasme et de l’imaginaire.

Quelle serait votre doctrine ?

Justement, je pense qu’il n’y a pas de doctrine, qu’on impose rien et qu’on essaye d’aller chercher le plus de variété possible dans la musique qu’on fait sans imposer un format disco ou pop. On essaye vraiment de proposer quelque chose d’assez spontané et je dirais vraiment de la mélancolie heureuse Ce projet, c’est beaucoup de sensibilité.

 

Image à la une : Chloé Nicosia

Propos recueillis par Jean Baptiste Hochard

 

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