Les moteurs de recherche solidaires

Changer le monde sans effort ? C’est possible. Aujourd’hui, on vous partage un des moyens d’ajouter une pierre à l’édifice. Vous cherchez toujours un moyen d’aider tout en restant confortablement installé dans votre lit ? Ce post est fait pour vous ! En effet, 5 moteurs de recherche dit « solidaires » proposent de financer des projets associatifs par vos simples recherches ! Le principe : chaque recherche vous expose à des publicités pour lesquelles ces derniers sont rémunérés. Ainsi chaque utilisateur rapporte en moyenne 30€, soit 30€ que chacun peut verser gratuitement au(x) projet(s) de son choix. Cette alternative prend diverses formes et permet de soutenir un ou plusieurs projets sociaux  et/ou environnementaux. Parmi les moteurs de recherche les plus célèbres, on retrouve: Ecosia, Lilo, Zutopi, Doona, HooSeek ou encore VeoSearch.

→Ecosia  est créée en 2009 par un écologiste et reverse 80% de son chiffre d’affaires à des actions qui luttent contre la déforestation dans le monde. La plateforme compte aujourd’hui plus de 7 millions d’utilisateurs actifs et a permis depuis sa création la plantation de plus de 26 millions d’arbres à travers le monde.

→Lilo, fondée en 2014, permet aux utilisateurs de récupérer une goutte pour chaque recherche effectuée. Les internautes accumulent donc les gouttes sur leur compte utilisateur, qu’ils peuvent ensuite distribuer parmi une liste de projets. Chaque mois, Lilo publie les versements effectués aux diverses associations pour permettre à chacun de suivre l’aide apportée par le moteur de recherche au(x) projet(s) qu’il soutient.

→Zutopi, en collaboration avec Bing, reverse 50% de ses revenus à des associations luttant pour un développement durable telles que  WWF, Babyloan, l’Unicef ou encore la fondation Goodplanet.

→Doona est fondée en 2006 par trois lycéens. Probablement le plus transparent des moteurs de recherche, il reverse l’intégralité de ses revenus à une trentaine d’associations humanitaires, même si la plateforme reçoit beaucoup moins de moyens que certains de ses compères cités plus haut.

→HooSeek fournit une liste de plus de 500 000 associations caritatives. Parmi cette liste, l’internaute en choisit 4 et chaque recherche effectuée rapporte 0.2 centimes à chaque organisation.

→VeoSearch est lancée en octobre 2007. Sur le même principe que HooSeek ou Lilo, chaque utilisateur peut choisir un ou plusieurs projets parmi une liste prédéterminée. Par la suite, 50% des revenus tirés des publicités et desrecherches sont reversés au(x) projet(s) en question.

 

Dans un contexte où la société prend de plus en plus conscience des problèmes liés à la mondialisation, ces moteurs de recherche solidaires connaissent un certain dynamisme depuis plusieurs années. Si le concept n’est pas tout nouveau, beaucoup de chemin reste à parcourir pour démocratiser ces moteurs de recherche solidaires face aux géants comme Google ou Yahoo. Pourtant, c’est un moyen très intéressant d’aider massivement et de manière totalement passive et gratuite des projets d’actions concrets, responsabilisant au passage les internautes sur des enjeux importants. Quand on sait le nombre de recherches effectuées chaque année en France, ou encore l’ampleur des revenus perçus par Google chaque année simplement à partir de la publicité, on peut se demander l’effet que pourrait avoir la diffusion des moteurs de recherche solidaires sur la société.

Comment les installer ? Sur smartphones on peut les trouver sous forme de simples applications (donc disponibles sur PlayStore et AppStore), tandis qu’ils apparaissent sous formes d’extensions à ajouter à votre moteur de recherche sur PC. Et pour ceux qui doutent de leur fiabilité (comparés à Google, Yahoo, etc…), Lilo propose par exemple dans ses paramètres d’utiliser les onglets du moteur de recherche de votre choix. Vous pouvez ainsi l’utiliser comme si vous utilisiez Google, Yahoo ou Bing mais en conservant les avantages de la plateforme solidaire. De plus, la diversité de ces moteurs de recherche solidaires permet à chacun d’y trouver son compte en fonction des causes dont il se sent le plus proche.

Comment démocratiser le concept ? On pourrait par exemple imaginer l’utilisation de ce type de moteur de recherche dans les CDI de collèges et lycées, dans les bibliothèques universitaires, dans les médiathèques municipales, etc… puisque l’école et les lieux publics que nous côtoyons nous transmettent une partie des habitudes que nous avons. En dehors du domaine public, il est bien sûr possible (et très efficace) de partager l’information autour de vous, directement à vos proches ou à travers vos réseaux sociaux par exemple. Alors n’hésitez pas, parlez en !

Vous l’aurez compris, vous seuls ne changerez pas le monde, mais tous ensemble… Les moyens existent et sont à la portée de tous, vous n’avez donc plus d’excuses pour ne pas agir !

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