Nous sommes allés au Cosmic Trip à Bourges

On connait tous et toutes Bourges et son printemps. Mais les pin-ups Bourgeoises, ça
vous dit quelque chose ? Vous savez, des eye-liners à la Amy Winehouse, des coiffures
tarabiscotées parfois ornées d’un foulard rouge ou bleu, des bas taille haute, des pois, du
psychédélique, un peu, du noir de temps en temps ? Bref, le Cosmic Trip festival, du 10 au 13 mai. Le Cosmic Trip ça se passe au Palais d’Auron, au cœur de Bourges. Des concerts s’enchainent pendant quatre jours, du rock garage au rockabilly. Mais ce n’est pas uniquement un festival de musique, c’est également un défilé de mode où des punks, des pin-ups, des chemises psychédéliques se font écho pour faire disjoncter nos pupilles pendant que nos tympans en prennent plein la vue.

Pour les adeptes du volume à fond et des guitares saturées incessantes, ce festival est
parfait.

« Nom de Zeus ! » pourrait-on presque s’exclamer une fois devant les scènes (la grande salle, et la jungle room, qui accueillent à tour de rôle les artistes). Et pendant que les artistes s’installent on peut faire un tour au « rock market » où sont proposés des vêtements punk, vintage, des accessoires cloutés. On a même le droit à un relooking « pin-up », cependant il faut y mettre le prix. Bien évidemment, en cas de ventre vide, un food-truck est à disposition avec au choix, trois burgers et de bonnes frites bien grillées, et le bar, toujours ouvert aide à apaiser la soif provoquée par les pogos et les danses inarrêtables et infernales.

Pour les adeptes du volume à fond et des guitares saturées incessantes, ce festival est
parfait. Mais pour les personnes qui aiment un peu de délicatesse, d’originalité, d’instruments décalés, il faudra repasser. Du moins, ne pas rester trop longtemps. Au bout de deux jours, sincèrement, il n’y a pas que les guitares qui saturent. Des perles il y en a eu, mais beaucoup moins que ce à quoi je m’attendais. Deux groupes m’ont marquée. « The Limboos », groupe espagnol avec guitares, maracas, contrebasse. En plus d’instrumentistes du tonnerre, le
chanteur était un chauffeur de salle né. On gigote au début, à la fin on est en sueur à force de remuer ses jambes puis tout son corps. Le lendemain, ce furent « The Fusillis », avec le sosie de Marty McFly pendant « Johnny B.Goode » au micro, qui m’ont impressionnée.

En bref, un festival qui mériterait peut-être un peu plus de diversité musicale, en lien avec son esthétique et celle de son public.

Pour plus d’infos : leur site web

Par Alizée Michaud

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