Les Indestructibles 2 (2018), notre critique !

     L’année 2004 n’est pas la plus marquante, le lancement de Facebook ? D’accord. La mort de Ray Charles ? Triste, évidemment.  La réélection de George W.Bush aux Etats-Unis ? Ah oui, tout de même. Mais que dites-vous si je vous rappelle que cette année marque le début d’une attente de 14 ans ? Mais si, vous savez, cette famille en costumes rouges, jaunes et noirs qui se bat tant bien que mal pour le retour des super-héros dans un décor néo-rétro des années 60, films en noir et blanc et trompettes en fond sonore ! Oui, ce sont eux. Les Indestructibles. Il a fallu 14 ans aux brillants studios Pixar pour nous offrir une suite. C’était inespéré. J’en attendais beaucoup de ce film. Nous en attendions beaucoup. La famille Parr est à jamais gravée dans ma mémoire. Elle représente l’enfance de tant de personnes.

     J’y suis allée. Levée 7H30, première séance du jour de sortie afin d’éviter les hordes d’enfants libres le mercredi après-midi. Pas question de me faire gâcher le film. J’avais suffisamment attendu.

     Début du film, petit récapitulatif de la fin du premier. La fameuse taupe qui nous avait donné l’espoir d’une suite. Ce frisson quand toute la famille revêt son super-costume puis son masque en se regardant, tous décidés à combattre le crime. On en veut plus et c’est ce que l’on obtient. Pixar a fait son travail à 200%.

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     Le scénario est somme toute assez prévisible. Les doutes quant à la réelle identité du méchant, des tromperies, des faux espoirs… Pourtant je ne me suis pas ennuyée une seule fois. Pas une seule fois je ne me suis dit « Bon, ça avance ? » Et ça fait du bien. On en prend plein la vue, littéralement et figurativement. Ce film fait partie des nouveaux films d’animation, ceux qui dénoncent, subtilement pour les plus vieux et de manière beaucoup plus directe pour les plus jeunes. L’importance donnée à Helen Parr est primordiale. Elle n’est plus seulement une maman à plein-temps et une super-héroïne quand elle a une heure de libre. Elle incarne la « modern woman » des années 60, celle qui veut se libérer de l’emprise de son mari. Celle qui veut aussi prouver que s’occuper d’enfants toute la journée n’est pas une tâche facile. Le premier volet l’avait déjà pointé du doigt, rappelez-vous : « Hey les filles ! Vous allez laisser les hommes sauver l’univers ? C’est hors de question. » Parallèlement on a Bob Parr, le mari. Incapable d’accepter que sa femme soit sur le devant de la scène. Il est le mâle dominant, impossible de rester chez lui pendant que la mère de ses enfants est sous le feu des projecteurs. Comment pourra-t-il être célèbre et acclamé par les foules ? Il va le découvrir, il faut leur laisser le temps.

     Une ancienne problématique est de nouveau levée, notamment celle de l’injustice des lois. Les « supers » ayant été interdits de leur fonction, qui va faire la loi ? Les autorités, impuissantes face aux vilains blindés de nouvelle technologie et de coups de maître ? Certainement pas. Seuls les supers peuvent y faire quelque chose. Ils se posent tous la même question, celle de l’illégalité. Deux clans : les supers qui restent dans l’ombre pour respecter cette loi ou ceux qui sauvent le monde tout en étant hors-la-loi. La conclusion est évidente mais les moyens pour y parvenir le sont moins. Convaincre le gouvernement n’est pas chose facile car cela induit de convaincre les populations, car sans la pression des habitants, —victimes directes des actions des super-vilains— rien ne peut bouger. Un gouvernement ne pourrait supporter voir sa popularité diminuer à cause de l’insécurité qu’il a imposé à son peuple. Simple question d’ego. Evidemment les supers n’y arriveront pas seuls, il leur faudra créer une alliance avec une riche entreprise qui peut exercer son pouvoir et son influence contre la justice.

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     Sujets d’actualité dans un contexte ancien : nouveau coup de génie des studios Pixar qui ne cessent de se démarquer (Coco, Vice-versa, Rebelle, Wall-E…) avec des long-métrages tous aussi touchants et poignants, Les Indestructibles 2 ne fait pas exception à la règle. Haut en couleurs et en punchlines, il satisfera toute envie. Il est dynamique, drôle et à la portée de tous. Réussite complète et totale, je ne sais pas si j’ai envie d’une suite par peur d’une certaine répétition. Néanmoins je n’hésiterai pas à le visionner encore et encore jusqu’à le connaître autant que le premier. 1H58 de délice, asseyez-vous et appréciez.

Merci au cinéma CGR de Troyes de nous avoir laissé visionner le film, et de bien vouloir continuer à nous laisser en regarder d’autres afin de créer de nouveaux articles ! 

Article écrit par Alizée Michaud / Illustrations par Emma Meirhaeghe

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