L’Impératrice et Macadam Crocodile à La Cartonnerie de Reims

Le mercredi 7 novembre, nous avons eu le plaisir d’assister au concert de l’Impératrice à La Cartonnerie de Reims, pour un moment hors du temps, élégant et profondément planant. La première partie était assurée par Macadam Crocodile et il s’agit d’une jolie découverte

Une expérience live inédite

Macadam Crocodile est un groupe composé de deux musiciens, Xavi Polycarpe et Vincent Brülin, dotés tous deux d’une grande expérience de la scène avec d’autres groupes, ce qui leur permet de proposer un show réussi et entraînant. En effet, ce groupe de parisiens formé il y a un peu plus de deux ans a su conquérir son public sur les scènes des clubs et des festivals, qu’ils affectionnent tout particulièrement. Nous retiendrons de leur set « human electro » une spontanéité très originale qui nous emporte dans une forme de transe séduisante, aux sonorités à la fois tribales, organiques et synthétiques.

Macadam Crocodile Calvi On The Rocks 2017 - YouTube

Un show impérial, couronné de succès

Dans une ambiance stellaire aux couleurs bleutées, les six visages de l’Impératrice ont fait leur entrée sur scène. Pour la première fois d’ailleurs, le groupe portait des costumes de scène qui nous ont étrangement fait penser à une version minimaliste de tenues d’astronautes. Dès ces premiers instants, le ton du concert était lancé : onirisme, vol et élégance seraient au rendez-vous.

Aucun doute, l’Impératrice a su nous charmer, nous embarquer sous sa couronne et nous faire voyager tout au long de la soirée. Leurs morceaux très électro depuis leurs premiers EP, le sont tout autant dans ce premier album Matahari, que nous avait présenté le groupe à l’occasion d’une rencontre en avril dernier. La féminité, l’élégance et le mensonge sont traités dans celui-ci, hommage à la fameuse espionne Mata Hari. Charles nous confiait d’ailleurs qu’il aimait l’idée que L’Impératrice, comme Mata Hari, soit « une grosse mytho ». 

En définitive, ce concert était un véritable moment de partage direct entre les musiciens et chaque individu de son public, ce n’était aucunement le lieu de se déchaîner, mais davantage celui de se recentrer sur les douces émotions procurées par leur musique et savourer ces oniriques instants planants.

Article rédigé par Clémence Vitti

Crédits photo : Baptiste Jouan, Clémence Vitti, Youtube

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