10 bonnes raisons d’aimer Billy Baroque

Après un premier EP et une release party à l’Alimentation générale à Paris, Billy Baroque prépare de nouveaux projets comme par exemple le titre « 10 bonnes raisons de ne pas aimer Billy Baroque ». Fraichement arrivé sur la scène de rap français, Le MOOZ est parti à la rencontre du rappeur à travers 10 questions qui vous feront aimer Billy Baroque. 

Est-ce que tu peux présenter ton projet à nos lecteurs qui ne te connaissent pas ?

Billy Baroque, c’est un projet de rap français mais j’y aborde beaucoup de directions musicales différentes, notamment au niveau des instrus. Aujourd’hui, je pense que le terme rap veut dire plein de choses différentes musicalement parlant.

C’est quoi justement ta conception du rap ?

Pour moi quand on parle de rap c’est avant tout la façon de chanter qui est le parler rythmique mais musicalement il peut y avoir plein de musiques différentes qui accompagnent le rap. J’essaye de faire en sorte que les intrus sur lesquelles je travaille soient de véritables chansons. Il y a des accords, plusieurs instruments sont utilisés ; c’est pas simplement un sample de quatre mesures qui dure toute la chanson. Je travaille beaucoup l’intrus de mes sons.

Pourquoi t’as décidé de t’appeler Billy Baroque ? 

Je m’appelle Guillaume et Billy a toujours été mon surnom. C’est le diminutif de William en anglais. Baroque c’est parce que j’aimais le fait de mêler un terme de musique ancienne au hip-hop. La musique Baroque fait suite à la musique de la Renaissance et c’est un style considéré comme sophistiqué et un peu outrancier. C’est un peu les punks de la musique ancienne… Ce que je trouvais intéressant, c’est de transférer tout cela au personnage de Billy Baroque qui a des côtés un peu fou dans certaines de ses facettes.

Quand est-ce que t’as commencé à faire des sons ? 

J’ai 30 ans et ça fait plus de 15 ans que je suis batteur et bassiste professionnel. Ça va faire quatre ans que je fais du rap mais au début, je faisais principalement des reprises de rap américain. Comme j’étais bilingue et que je connaissais des textes par coeur, mon batteur m’a poussé à faire des sons. Ensemble, on a monté Afterhours, un groupe de reprises de rap ensemble ce qui n’était pas banal car il en existe très peu.

Qu’est ce qui t’as amené à monter ton projet perso? 

On a joué dans des cafés concert pendant deux ans mais ce qui m’a amené à monter mon projet perso c’est de faire des featurings en français puis en anglais dans les projets de mes potes. Comme j’écrivais beaucoup de textes, je me suis ensuite dit que je devrais essayer de les monter moi-même en chansons. C’est après ma collaboration avec Romain Humeau du groupe Eiffel l’année dernière que j’ai décidé de me lancer et de sortir une première monture de mon projet.

Tu peux nous parler un peu de ton EP ? 

Cet EP c’est comme une première carte de visite. Parmi les titres que j’avais déjà écrit, j’en ai choisi trois qui pouvaient montrer mon univers. Zonard est une chanson qui parle des différentes façons d’être en marge : tu peux être en marge parce que t’es un jeune des banlieues ou parce que t’es un mec comme moi qui fait de la musique. Montreuil  c’est un peu le single de l’EP grâce au très beau clip réalisé par Jules Pajot. C’est une chanson d’amour, une sorte de ballade douce-amère avec comme fond la ville de Montreuil que j’affectionne beaucoup. Esseulés est un morceau qui parle des liens perdus ou retrouvés que ce soit de famille ou d’amour. L’EP s’appelle Anticulture car j’avais la volonté de montrer que le projet Billy Baroque se veut en marge de la démarche mainstream mais c’est aussi un titre ironique.

Deezer : https://bit.ly/2GEcKGM
Spotify : https://spoti.fi/2uRDQsj
Bandcamp : https://bit.ly/2uzC5Qq

Quelles sont tes inspirations pour produire des sons, est-ce que tes textes sont personnels ou tu fais plus de la fiction ?

Mes textes sont très personnels. Je fais beaucoup d’écriture automatique en écrivant beaucoup et assez vite puis je réarrange le tout. Au fil de la composition, il y a un système de rimes qui s’établit avec beaucoup d’assonances, beaucoup de jeux de mots et parfois des calembours volontairement pas drôles mais qui permettent de créer un réel rebond rythmique. J’ai beaucoup de maîtres à penser mais je suis surtout inspiré par des gens qui n’ont pas de règles, des personnages décalés qui s’autorisent beaucoup comme  Katerine, David Bowie ou encore Stupeflip.

J’ai beaucoup d’inspiration qui vient de Renaud. C’est un peu mon rappeur préféré.

Comment s’est passé la réalisation du clip de Montreuil ? 

C’est une collaboration avec Jules Pajot qui a notamment travaillé avec Waxx, PV Nova et le Comité des Reprises. Avec le clip de Montreuil, nous n’avions pas la volonté de faire un clip carte-postale en montrant ce qui est dit avec des images mais plus une chanson qui fait travailler les méninges. On a choisi un background assez soft où on me voit rapper en noir et blanc avec des rais de lumière, un peu comme dans les films en noir et blanc des années 60. On voulait faire travailler l’esprit cinématographique des visionneurs Youtube.

Tu prépares des nouveautés pour cette année ? 

Je prépare pas mal de nouveautés mais je ne compte pas tout sortir en même temps. Pour commencer, il va y avoir plusieurs textes a capella qui vont me permettre de dévoiler mon écriture. Je sors aussi un side project avec un pote, MC tu M, toujours avec le personnage de Billy Baroque mais avec des sons beaucoup plus délirants. A deux, on va développer un mode de production beaucoup plus rapide. Les nouveaux sons que je vais sortir vont explorer différents styles et différentes facettes du personnage Billy Baroque.

Est-ce que tu comptes monter un live ? 

J’ai pour projet de faire une résidence pour monter un live en 2019 mais les concerts ne sont pas mon but premier pour le moment. Par contre, je vais sortir un EP de remix d’Anticulture à l’occasion duquel je ferais un concert en anniversaire du premier qui avait lieu le 23 mars 2018. Cet EP va me permettre de présenter ma musique sous un angle différent avec de très belles collaborations prévues avec de super beatmakers, confirmés et émergents.

Par Yulia Sakun.

Crédits photo: Simon Vacheret

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