La Piscine de Roubaix s’est mouillée pour ses rénovations

Après deux ans de travaux, le musée Roubaisien s’est refait une beauté. La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent de Roubaix est le rendez-vous lillois des amateurs de culture. Le musée, ouvert en 2001, s’organise autour d’un bassin art déco, vestige de l’ancienne piscine de Roubaix, d’où le surnom du musée: « La Piscine ».

2000 m2 supplémentaires pour pouvoir exposer tout son inventaire. Depuis son ouverture en octobre 2001, La Piscine connaît un remarquable succès médiatique et public.  En week-end, la perspective d’arpenter ce musée bondé pouvait en décourager certains… à quoi bon aller au musée si profiter des oeuvres est rendu compliqué par la foule ? Le nombre actuel de visiteurs du musée (200 000 à 250 000 par an) est bien plus important que celui initialement prévu (60 000) et il explique la saturation de l’espace et des capacités d’accueil. Une réorganisation du musée s’est donc imposée afin de rendre la circulation des visiteurs plus fluide. En outre, le patrimoine muséal roubaisien s’est enrichi de nouveaux dépôts, dons et achats effectués par la ville ou grâce aux Amis du Musée et au Cercle d’Entreprises Mécènes. La Piscine peut se targuer d’avoir une collection sans cesse croissante qui avait besoin de nouveaux espaces pour en accueillir les pièces maitresses. Ainsi, c’est l’architecte Jean-Paul Philipon qui a été chargé du projet de rénovation qui s’est déroulé entre 2016 et 2018.

Un feu d’artifice de grands noms pour fêter cette rénovation. Les expositions « Picasso, l’Homme au mouton » et « Alberto Giacometti, portrait d’un héros : Hommage à Rol-Tanguy », traitent de la création artistique sous l’occupation. Ainsi, on découvre comment Picasso résiste dans la solitude de son atelier. En résulte la conception d’une oeuvre emblématique, L’Homme au mouton. Ce bronze est conçu comme un monument destiné à l’espace public, promis à témoigner d’un engagement solide et fondamental.

L’exposition chatoyante dédiée à Hervé Di Rosa contraste avec l’isolement lié à l’occupation. Ce peintre contemporain français partage à travers ces oeuvres son goût du voyage et de la rencontre. Depuis 1993, il a parcouru en 19 étapes: un monde géographique, un monde intime, un monde artistique et un monde humain. Voyage spatial et temporel. Ce travail de l’artiste globe-trotter prend un sens particulier dans une ville multiculturelle comme Roubaix.

En bref, si jamais vous êtes de passage dans la métropole lilloise, ne ratez ce musée, mélange d'histoire, d'architecture et d'expositions riches en émotions. 

de Solène Liagre

Crédits photos : beaux arts magazine

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