Street art et écologie seraient-ils un combo gagnant pour sensibiliser aux problèmes environnementaux ? C’est le pari qu’a fait le street artiste lisboète, Bordalo II.

S’engager pour la faune en déclin

Son bestiaire taille XXL s’est installé dans le 13ème arrondissement de Paris. Du 26 janvier au 2 mars il est possible de venir admirer une trentaine de sculptures d’animaux menacés d’extinction. Cette exposition ne peut pas laisser le passant indifférent car les créatures colorées nous fixent avec une certaine intensité. Dans leur regard se laisse distinguer la mélancolie et la nostalgie d’un monde dans lequel ils pouvaient vivre en paix. Pour Bordalo II, les animaux sont les premières victimes de notre monde de surconsommation:

« J’ai toujours été proche de la nature et des animaux, raconte-t-il. Je les aime, depuis l’enfance j’ai conscience de l’importance de respecter la nature, même si je n’avais pas encore l’idée de connecter cette conscience à mon travail ».

interview réalisée par Le Parisien

Un réel dialogue se crée ainsi entre l’animal attendrissant et le spectateur responsable de son agonie. Plus que du street art, Bordalo II nous livre donc un réel manifeste en s’engageant pour la cause environnementale. D’ailleurs, plus qu’artiste, il se définit d’abord comme activiste.

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Half owl, ancienne gare Masséna, à Paris (13e). / Miguel Portelinha


Des bêtes qui renaissent grâce à leur assassin

« L’idée n’était pas juste de faire quelque chose de beau à partir de déchets »

Ses sculptures, l’artiste les réalise à partir de leur meurtrier : le plastique. Pneu, conserves, bout de cartons, emballages, vieux jouets… Bordalo II s’invite dans vos poubelles pour glaner ses outils de travail.  

Half Castor, 87 rue du Chevaleret, Paris 13ème arrondissement par Bordalo II

« Peu de gens ramassent le plastique et il met longtemps à se dégrader, il contamine tout… C’était le matériau parfait pour réaliser ces sculptures », déclare-t-il.

Ce matériau que l’on jette sans trop faire attention se retrouve partout, notamment dans les estomacs des animaux. Avec ses allures inoffensives, il est tout de même responsable de la mort de 1,5 millions d’animaux rien qu’à l’échelle marine.

Bordalo II s’inscrit donc dans la liste des artistes engagés pour la cause climatique et animale, en espérant faire prendre conscience à son public de l’imminent danger.

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