DES AUTRICES OUBLIÉES À NOUVEAU SOUS LES FEUX DES PROJECTEURS

Noms de rue, manuels scolaires, livres, les femmes sont largement absentes de la mémoire collective. Ont-elles été absente de l’écriture de l’histoire pour autant? Non, assurément. Il y a quelques années était dénoncée leur absence parmi les noms de rue, c’est désormais leur absence de la littérature qui nous est rappelée.

Cela ne vous aura peut-être pas échappé, peu des femmes sont présentes dans les manuels scolaires de littérature et peu d’œuvres produites par des femmes nous sont parvenues. Celles-ci n’ont pourtant pas attendu le XXIe siècle pour prendre la plume. Pour remédier à cette injustice, la maison d’édition Talents hauts vient de publier trois œuvres d’autrices oubliées aujourd’hui, et qui ont pourtant connu le succès de leur vivant. Laurence Faron, directrice de Talents hauts, expliquait à Franceinfo qu’ « En les proposant dans un format et un tarif de poche, la maison d’édition espère que ces plumes oubliées viendront chatouiller la curiosité des plus jeunes, mais aussi des enseignants« .

talents haut

(© site officiel Talents hauts)

Trois autrices et trois œuvres méconnues

La première œuvre sur laquelle le choix de Laurence Faron s’est porté est l’Aimée de Renée Vivien parue en 1905. L’ouvrage raconte une histoire d’amour entre l’héroïne et une autre femme, relation particulièrement destructrice à l’époque. La seconde est l’ouvrage de Judith Gautier intitulé Isoline et écrit en 1882 dans lequel l’autrice évoque des relations sentimentales ainsi qu’une relation père-fille complexe, probablement inspirée de sa propre expérience avec son père: le romancier Théophile Gautier. Enfin, le troisième livre est celui de Marguerite Audoux, Marie-Claire publié en 1910. Celui-retrace le parcours d’une orpheline devenue bergère et qu’un échec amoureux poussera à tenter sa chance à Paris.

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C’est donc une belle occasion pour les amateurs/amatrices de lecture de découvrir une littérature ostracisée par le patriarcat, rendant par la même occasion un hommage implicite à toutes les œuvres de femmes oubliées par le simple fait que l’auteur n’était pas un homme.

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